Engagement du public à SACO
Une volontaire auteure : Conseillère volontaire de SACO Janet Farrell juillet 7, 2006
Janet Farrell a eu une brillante carrière de plus de 30 ans dans le domaine des soins de santé au Canada et à l’étranger. Elle a eu des postes tels : vice-présidente des soins aux patients de l’hôpital Joseph Brant à Burlington, un hôpital communautaire de 400 lits; vice-présidente des soins aux patients dans un hôpital de soins longue durée de 300 lits. Elle a aussi tenu le rôle d’experte pour le Conseil canadien d’agrément des services de santé et a participé aux programmes internationaux de l’association. Mme Farrell avait efficacement atteint le sommet de sa profession. Malgré sa brillante carrière, vers la moitié des années 1990, Mme Farrell croyait qu’il lui manquait quelque chose. Dans ses mots : « Oui, il y avait un défi, oui, c’était intéressant, et je crois que je participais à quelque chose, mais je ne m’amusais plus. »
Une rencontre au début des années 1970, alors qu’elle voyageait aux Philippines avec son époux, Al (qui est aussi conseiller volontaire de SACO), avait donné à Mme Farrell des connaissances concernant les options qu’elle pouvait prendre. Aux Philippines, elle et son époux ont rencontré des conseillers volontaires de SACO en affectation. De cette rencontre, elle affirme : « Quelle vie merveilleuse pour des personnes à la retraite, avons-nous pensé, pour des cadres qui ont eu une longue et brillante carrière, et qui aimeraient partager leurs connaissances et leurs expertises avec les gens des pays en voie de développement. Nous avons alors pris la décision que lorsque nous 'serons grands', nous voulons leur ressembler! »
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Jaquette de UKRAINE! What On Earth Am I Doing Here? |
Alors, malgré le succès de sa carrière, en 1995, Mme Farrell a démissionné de son poste à l’hôpital St. Peter, et s’est jointe à SACO. Depuis plus d’une décennie, Mme Farrell a accompli des affectations de SACO au Costa Rica, en Arménie, en Thaïlande, en Estonie et sept affectations différentes en Ukraine. Son travail en Ukraine est le sujet de son livre publié à compte d’auteur de 1999 : UKRAINE! What on Earth Am I Doing Here? En 157 pages, Mme Farrell décrit ses expériences uniques et universelles lorsqu’elle aide le personnel d’un centre de réhabilitation pour enfants à améliorer les services du centre.
Un an après une affectation en Thaïlande qui a eu lieu en 2004 dont le but était de fournir un soutien de consultation pour un agrément à un hôpital, Mme Farrell a écrit un autre livre, celui-ci intitulé : A Winding Road to Quality in the Misty Province, il relate ses expériences dans la province de Mae Hong Son, au Nord de la Thaïlande. Ce livre de 88 pages a été publié par les coordinateurs de l’affectation, l’Institute of Hospital Quality Improvement & Accreditation. Dans la préface du livre, Dr Anuwat Supachutikul, le directeur général de l’institut écrit que A Winding Road est « un important documentaire historique entre le peuple de la Thaïlande et le peuple du Canada concernant les services de santé depuis 1995. »
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Mme Farrell salue une admiratrice lors d’une séance de dédicace du livre UKRAINE! |
Consultante administrative qui se spécialise en gestion hospitalière, Mme Farrell réside présentement avec son époux à Burlington, en Ontario. Auteure de quatre livres (deux tirés de ses expériences de volontaire et deux sur la gestion de programmes), Mme Farrell est membre de l’Ordre des infirmières et infirmiers de l’Ontario, est membre du Collège canadien des directeurs de services de santé et siège à titre de membre du Fellow’s Council. En reconnaissance de son travail volontaire à l’international, Mme Farrell est une des récipiendaires de la Médaille du jubilé de la Reine Elizabeth II. Tout au long de son travail dans les soins de santé, Mme Farrell a reçu une reconnaissance internationale pour avoir offert des services de consultation à plusieurs clients au Canada, aux États-Unis, en Asie orientale et en Europe. Mme Farrell est reconnue pour ses forces en gouvernance, en planification stratégique, en gestion de la qualité, en agrément et en amélioration continue de la qualité.
J’étais renversé lorsque j’ai appris – seulement quelques semaines après avoir commencé à mon poste d’agent d’engagement du public chez SACO en août 2005 – qu’une conseillère volontaire de SACO avait écrit un livre sur ses expériences à l’étranger. Ça c’est de l’engagement du public! Dans son livre UKRAINE!, Mme Farrell raconte tout du début à la fin, et elle décrit d’une manière captivante l’impact que des Canadiens (correction, êtres humains) peuvent créer afin de faire de ce monde un monde meilleur pour les autres. J’étais curieux au sujet de Mme Farrell. Qui est-elle? Qu’est-ce qui l’a motivée à écrire deux livres sur ses expériences de volontaires? Continuer de lire pour plus concernant ses expériences à l’étranger et ce qui l’a motivée à s’asseoir et écrire sur le volontariat à l’étranger.
Patrick Lohier Agent d’engagement du public
"L'entrevue avec Janet Farrell
PL: Mme Farrell – Je sais que les réponses à plusieurs de ces questions se trouvent dans votre livre UKRAINE! Quand même, plusieurs de nos lecteurs n’auront pas lu le livre (espérons que ce portrait les mènera à le lire) et donc il pourrait y avoir des redondances et je m’en excuse.
Au début du livre UKRAINE! vous décrivez votre motivation pour quitter un poste très en vue en administration hospitalière. Aimeriez-vous la partager avec nos lecteurs?
JF: La vice-présidence des soins aux patients est un poste très demandant et très en vue. Ce qui faisait en sorte que je commençais à travailler très tôt le matin et je terminais souvent très tard le soir. Dans le milieu des années 1990, mon mari a pris une retraite anticipée. Nous avons trouvé qu’il y avait un déséquilibre dans nos vies, puisqu’il avait du temps libre qu’il pouvait utiliser à sa guise. À ce moment, j’étais trop jeune pour penser à la retraite anticipée, et après une année d’indécision, j’ai décidé de remettre ma démission et de « tenter ma chance » à titre de consultante, alors je pourrais, moi aussi, avoir le contrôle de mes activités et j’espérais ainsi faire du bénévolat.
PL: Vous avez vécu et travaillé à Hong Kong pour la Croix-Rouge vers la fin des années 1960 et vous avez aussi généralement voyagé avec votre époux. Comment votre vision du monde a-t-elle été influencée par votre séjour et votre travail à l’étranger?
JF: Nos premières expériences de séjour et de voyage à l’étranger nous ont certainement changés tous les deux. Nous nous sommes alors intéressés au « grand monde », celui autre que l’Amérique du Nord, et j’ai découvert que lors d’un à titre de touriste, on ne peut comprendre réellement les coutumes du pays qu’on visite. Alors que lorsqu’on séjourne dans un pays étranger, on commence à apprendre et comprendre la culture et les gens. Cela m’a appris à être plus tolérante, et je ne m’excite plus à propos des petites choses qui ne sont plus si importantes. Notamment, mon expérience en Ukraine m’a appris combien je suis chanceuse d’être née ici, que la paix et l’abondance règnent.
PL: Vous écrivez, dans les premières pages de UKRAINE! que votre philosophie est que la vie est « extrêmement courte ». Comment cette philosophie se détaille-t-elle dans la vie de tous les jours au Canada et à l’étranger?
JF: Je crois que a vie est vraiment courte, et pour rajouter un adage, « nous n’y passons qu’une fois. » Quelle perte d’être ici et de ne pas le mettre à profit. J’entends des gens se plaindre de leur situation dans la vie, mais ils n’ont pas l’air de réaliser qu’ils sont les seuls qui peuvent faire quelque chose. Mettre à profit sa vie veut dire qu’elle devrait être satisfaisante et considérable, intéressante et amusante, et je devrais être en mesure de faire une contribution envers d’autres.
Cette philosophie m’a d’abord mené à démissionner de mon poste de vice-présidente à temps plein d’un hôpital local. À titre de consultante, je savais que je pouvais mieux diriger ma vie et ce que je voulais faire. À ce moment, je n’avais aucune idée qu’accepter des affectations pour SACO créerait un tel impact positif dans ma vie.
Cette philosophie a aussi une incidence sur ma réponse aux occasions qui se présentent où que je sois. Si on me demande de faire quelque chose que je n’ai jamais fait avant, je répondrais sûrement positivement parce que je n’aurai peut-être plus d’autres occasions de le faire.
PL: Le sujet d’UKRAINE! est votre travail de soutien du Centre de réhabilitation pour enfants de Dzherelo à Lviv, en Ukraine. Expliquez à nos lecteurs ce que le Centre représente? Que font-ils là-bas?
JF: En Ukraine, j’ai travaillé auprès d’une école/centre de réhabilitation, pour des enfants avec paralysie cérébrale et d’autres troubles neurologiques. C’était peu après l’indépendance de l’Ukraine. Alors qu’ils étaient sous le Régime soviétique, les enfants avec handicaps ne pouvaient aller à l’école comme les autres enfants. Les parents ne croyaient pas que c’était correct. Ils croyaient que leurs enfants devaient avoir la chance d’aller à l’école pour apprendre et grandir. Lorsque le pays a obtenu l’indépendance, les parents ont décidé de constituer une école, incluant un programme de réhabilitation physique. Un des parents a été nommé à titre de directeur. Le problème : ils ne savaient pas comment constituer ce centre ou le mettre en place afin d’atteindre les buts désirés. Ils ont fait une demande à SACO pour un volontaire.
PL: Que deviez-vous faire lorsque vous êtes allé au Centre de réhabilitation pour enfants de Dzherelo la première fois?
JF: Dans la demande, le client mentionnait qu’il voulait de l’assistance avec le « développement organisationnel », ce qui était ma première visite. Je n’étais pas certaine de ce qu’il voulait dire, mais en fin de compte, je l’ai mené dans un processus de planification stratégique, et lors de sept visites subséquentes dans les cinq années qui ont suivi, je les ai aidés à mener ces stratégies à terme. Mon mari a aussi participé à ce projet puisqu’il avait les compétences pour ajuster les fauteuils roulants des enfants afin qu’ils puissent être assis plus confortablement et être plus indépendants. Après beaucoup d’enseignement, d’accompagnement, de mentorat (toujours avec un interprète) et de travail acharné, le Centre a mis au point une mission et des énoncés de vision, des règlements, un conseil et une structure administrative formels, des programmes pour enfants nouveaux et novateurs. Le Centre reçoit des louanges des personnes tant au national qu’à l’international. C’est maintenant un modèle pour d’autres communautés en Ukraine et a été visité par les ambassadeurs du Canada et de l’Angleterre, la première dame de l’Ukraine et les enfants de ce centre ont chanté dans une église locale pour Hilary Clinton lorsqu’elle s’y est rendue en 1997.
PL: L’Ukraine faisait partie de l’Union soviétique. Dans le livre UKRAINE!, vous illustrez bien que le spectre de l’Union soviétique affecte toujours la pensée du peuple de l’Ukraine. Par exemple, vous décrivez la réaction de Mykola, votre collègue ukrainien, lorsque vous lui demandez des suggestions pour le plan stratégique que vous mettez au point ensemble. Il répond : « C’est très difficile pour nous puisque nous sommes habitués à nous faire dire quoi faire sans s’interroger sur la directive. » Plus loin, vous décrivez un bureaucrate que vous rencontrez en ces mots : « un Soviétique typique à tendance autoritaire. » Croyez-vous que votre travail en Ukraine a créé un impact sur cette mentalité? Comment?
JF: Je crois qu’il faut beaucoup de temps pour changer une mentalité, toutefois, voici un exemple de changement de mentalité grâce à ce programme : il y a un chapitre dans mon livre titré « La femme ». Ce chapitre décrit les rencontres avec les bureaucrates et leur résistance au changement. La femme qui dirigeait l’admission des étudiants dans le système scolaire de Lviv mettait des bâtons dans les roues au succès de l’école et dans la vie des enfants handicapés. Au cours des années, cette même femme est maintenant devenue une très bonne partisane du programme. Je crois que ce changement de cap est dû à Myroslav, le directeur du Centre de réhabilitation pour enfants de Dzherelo. Avec sa manière, tranquille et déterminée, et son engagement envers les enfants handicapés, il a l’aptitude pour gagner les gens et influencer leurs façons de penser.
PL: Un aspect particulier que je trouve intéressant dans UKRAINE! c’est les liens rapprochés et l’équipe que vous avez formée avec vos collègues là-bas. Vous vous êtes nommés le « Groupe de quatre ». Êtes-vous toujours en contact avec Myroslav, Zenia, Oksana et Mykola? Que font-ils maintenant?
JF: Oui, je reste en contact avec le « Groupe de quatre ». Aujourd’hui, ces quatre personnes font toujours partie du conseil du Centre pour enfants. À leur manière, persistante et idéaliste, ils continuent d’influencer le futur de ce nouveau pays indépendant, l’Ukraine.
Le Centre de réhabilitation pour enfants de Dzherelo est un modèle qui influence le gouvernement dans le développement des politiques concernant l’éducation et la réhabilitation des enfants handicapés de l’Ukraine. Peut-être pas autant que désiré, mais au moins, le changement se fait dans la bonne direction.
À propos de chacun dans le groupe : Myroslav, poursuit sa carrière à titre de directeur du Centre. Avec ses manières tranquilles, patientes et politiquement avisées, il a les compétences pour démontrer sa compassion et sa croyance envers les enfants. Ceci est complémentaire à une personnalité qui inspire la confiance, la loyauté et l’action et il est souvent capable d’influencer les autres afin qu’ils enlèvent les bâtons des roues. Il est maintenant diplômé du programme de maîtrise auquel il participait à Kiev. Lors de cette maîtrise, il a appris des connaissances qui sont directement transférables à son poste de leadership à Dzherelo.
Oksana et Zenia, avec Mykola, poursuivent leur travail sérieux de soutien à Dzherelo.
Oksana, une psychothérapeute née au Canada, poursuit ses consultations d’experte aux thérapeutes instruits ukrainiens, et elle apporte ses conseils et recommandations à la programmation du Centre.
Mykola, qui a été un peu activiste, poursuit son soutien envers Dzherelo et poursuit ses efforts pour sensibiliser le peuple de l’Ukraine aux besoins des personnes handicapées.
La brillante et flamboyante Zenia a eu du succès pour attirer des dons internationaux substantiels pour le Centre. En plus de son engagement envers Dzherelo, elle est un élément important dans le développement de communautés « Foi et lumière » dans l’Ukraine de l’Ouest.
PL: En tout, vous avez écrit quatre livres : un sur vos expériences en Ukraine, un sur vos expériences en Thaïlande, et deux livres « professionnels » sur l’administration. Qu’est-ce qui vous a donné le goût d’écrire?
JF: Je ne sais pas comment m’est venu le goût d’écrire. Dans ces quatre livres, je me sens contrainte à partager mes expériences avec les autres.
PL: Quel est le processus d’écriture?
JF: Au moment où je vivais les expériences relatées dans ces livres, je n’avais aucune idée que j’écrirais un livre un jour. Après avoir décentralisé mon service hospitalier avec succès, et avoir profité des avantages qui en résultaient, je savais que mes collègues des autres hôpitaux pouvaient tirer profit de mon expérience si je la partageais avec eux. D’où mon premier livre. Pour mon deuxième livre, j’ai été en mesure de documenter mon expérience concernant un transfert à un programme de structure administrative. Afin de préparer le contenu, j’ai fait des recherches littéraires et je les ai jointes à mes expériences personnelles.
Pour mes deux derniers livres, Ukraine What on Earth am I doing Here? et A Winding Road to Quality in the Misty Province, je n’avais pas de livres en tête lorsque j’ai commencé ces projets. Dans Ukraine, j’étais ébahie des choses que j’apprenais concernant les expériences des Ukrainiens sous le régime soviétique. Je m’intéressais surtout à la manière que les gens et leurs manières de penser ont changés. Chaque fois que j’apprenais quelque chose de nouveau, je me faisais une note. J’appelais ceci « leçons apprises ». C’est avec ces notes et mes expériences que j’ai créé ce livre.
Pour les deux derniers livres, l’aspect le plus difficile de l’écriture était la structure des livres. Comment présenter l’histoire afin que mon lecteur soit diverti? Pour chacun d’eux, j’ai probablement pensé à leur structure durant des mois avant de me décider à la manière de les commencer.
PL: Comment le public a-t-il réagi à vos livres sur le volontariat?
JF: Le premier livre sur le volontariat a eu une réponse importante des communautés canadienne/ukrainienne. J’ai été conférencière lors de plusieurs événements, et j’ai signé les livres de ceux qui voulaient l’acheter. Dans ce livre, j’ai inscrit mes nom, adresse, numéro de téléphone et adresse de courriel, et je suis heureuse de l’avoir fait, car plusieurs personnes m’ont contacté pour me poser des questions ou pour partager une expérience qu’ils ont vécue.
Mon deuxième livre sur le volontariat, A Winding Road to Quality in the Misty Province, vient tout juste d’être imprimé. Celui-ci a été fait en Thaïlande en mars 2006. Lorsque j’étais en Thaïlande, il y avait une grande Conférence nationale concernant le travail que je fais là-bas. Plus de 5 000 délégués, ainsi que des animateurs des hôpitaux que j’ai visités en Thaïlande, y ont participé. Le cadeau pour chacun des conférenciers était un exemplaire de ce livre. Le livre sera aussi distribué aux hôpitaux que j’ai visités en Thaïlande.
PL: Vous écrivez aussi au début de UKRAINE! que vous espérez que le livre encouragera les lecteurs à ouvrir la voie pour une nouvelle étape dans leurs vies. Dans votre cas, la voie était le monde du service volontaire. Comment décririez-vous cette voie, le volontariat, à quelqu’un qui ne l’a pas expérimenté et qui n’a pas lu votre livre?
JF: Je crois que la voie que j’ai prise était comme un acte de foi. Je savais que d’arrêter mon emploi à temps plein était un risque parce qu’il y avait toujours la possibilité que je ne connaisse pas le succès à titre de consultante. Aussi, je savais que les projets auxquels je ferais face seraient demandant, mais je ne savais pas à quoi m’attendre.
Vous demandez comment je décrirais la voie du volontariat. Pour moi, la voie était remplie d’enthousiasme et d’aventure. Cette voie me donnait la chance d’étendre et de tester mes compétences de consultation comme jamais auparavant. De mettre en pratique ses compétences de consultation dans une langue autre que l’anglais ainsi que dans une culture différente est un tout autre défi.
Cette voie m’a aussi permis de développer des amitiés avec des gens dont leurs vies ont été si différentes de la mienne, et d’admirer leur engagement envers leur foi. J’ai aussi la satisfaction de savoir que j’ai donné une formation et de l’information qui aura toujours de la valeur pour eux dans les années à venir.
PL: Au début de la deuxième partie de UKRAINE!, vous remarquez que SACO vous a bien appuyé lors de vos affectations répétées lorsque vous êtes retournés en Ukraine. Ultimement, vous avez été capable de faire sept affectations afin d’appuyer le Centre de réhabilitation pour enfants de Dzherelo. Quels sont les avantages des affectations répétées?
JF: Je crois qu’un aspect important dont on doit se rendre compte, c’est que le volontaire est aussi sur une courbe d’apprentissage. Comment pourrais-je les aider si je ne comprends pas leurs buts pour l’organisation? Je devais aussi comprendre les obstacles qu’ils rencontraient lorsqu’ils essayaient d’atteindre leurs buts. Donc, surtout lors de la première affectation qui dura un mois, j’apprenais beaucoup.
Lors de ce projet particulier, SACO m’a bien appuyé pour que nous fassions une affectation répétée. SACO avait déjà eu une expérience lors de laquelle la première visite n’était pas suffisante pour rendre les résultats souhaitables et durables. En retournant en Ukraine six mois plus tard pour ma deuxième affectation, j’ai revu avec eux la progression faite concernant les actions du plan stratégique qui devaient être faites. J’étais déçue, il n’y avait pas grand-chose de fait. Ensuite, après discussion, j’ai appris qu’il y avait plusieurs choses qu’ils ne comprenaient pas. Il leur manquait les connaissances et les compétences, et ne savait pas comment amorcer les changements nécessaires. Alors, je savais que je devais m’efforcer à leur apprendre si nous voulions que le plan stratégique soit implémenté avec succès.
PL: Vous êtes maintenant engagés dans le volontariat depuis plus d’une décennie. Pensez-vous que les organismes de volontariat sont efficaces concernant la contribution au développement international? Quels sont les avantages et les désavantages d’envoyer un volontaire à l’étranger lorsqu’on compare à envoyer des consultants rémunérés ou des professionnels du développement à l’étranger?
JF: Je crois que les volontaires ont la chance d’être plus efficaces que les consultants rémunérés. Par exemple, en raison de la manière dont les volontaires habitent dans les divers pays, nous demeurons plus proches du peuple de ce pays. Nous devons habituellement magasiner dans les marchés pour acheter et préparer nos repas, et nous sommes souvent invités à participer aux activités familiales avec la famille du client. Donc, nous pouvons mieux comprendre la culture et le peuple et nous avons la chance de développer des relations plus serrées. Aussi, selon mes expériences en Union soviétique particulièrement, inspirer confiance n’est pas toujours facile et je crois qu’un volontaire a une meilleure chance à le faire qu’un consultant rémunéré.
Pour obtenir un exemplaire de UKRAINE! What On Earth Am I Doing Here? contactez Janet Farrell à jmfarrell@cogeco.ca. Chaque exemplaire est 15,00 $ et les profits vont au Centre de réhabilitation pour enfants de Dzherelo en Ukraine.
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